Ecolo Ixelles, par la voix de sa cheffe de groupe au conseil communal, Audrey Lhoest, s’indigne de l’absence de politique efficace de long terme pour le quartier Matonge.

Celle-ci s’interroge aussi sur le sérieux de l’«Arrêté Matonge» pris par la bourgmestre le 15 novembre 2017 et censé résoudre les problèmes du quartier.

Ainsi, pour Ecolo Ixelles, l’Arrêté de la bourgmestre ne fera pas de miracle et ne remplacera :

  • Ni l’antenne Matonge, supprimée alors que des travaux très couteux y avaient été effectués (dont des vitres pare-balles) ;
  • Ni une présence policière efficace d’agents qui connaissent le quartier (samedi soir 18 novembre à 22h30, les dealers pratiquaient en toute quiétude);
  • Ni une politique de propreté publique efficace (aucune solution n’a encore été adaptée aux problèmes rencontrés).

Par ailleurs, l’Arrêté donne l’impression que les contrôles cibleraient davantage les (éventuelles) personnes en situation irrégulière sur le territoire que les dealers, dont se plaignent les riverains.

  • Pour Ecolo, il s’agit ici à nouveau d’une mesure stigmatisante, sans vision à long terme, qui ne fera que déplacer le problème. Il faut plutôt réinvestir dans Matonge en :
    Sanctionnant les auteurs de deals ;
  • Assurant une présence policière en rue par des agents qui connaissent le quartier ;
  • Soutenant les acteurs de la prévention des toxicomanies et en menant des actions préventives conjointes ;
  • Menant des projets positifs pour le quartier avec les habitant-e-s, les commerçant-e-s et le riche tissu associatif ;
  • Améliorant le cadre de vie des habitant-e-s, notamment en terme de propreté et de mobilité.

Pour rappel, la majorité a abandonné le quartier Matonge, livré à lui-même depuis des années. A part les sorties stigmatisantes de membres de la majorité sur le quartier, aucune politique positive n’a été menée. Pour Ecolo, les différentes actions entreprises par le Collège pour endiguer le phénomène de deal ont été un échec à moyen et long terme. On se souviendra de cette autre mesure inefficace de transaction immédiate, en 2014 : une personne contrôlée en possession de drogue pouvait s’acquitter d’une amende de 90 euros et éviter ainsi les poursuites…